avenue
Date de dénomination : 19 juin 2006
Quartier(s) : Saint-Jean-Baptiste
Arrondissement(s) : La Cité-Limoilou
Anciennes rues : Tour, avenue de la
Ce toponyme a été adopté dans le cadre de l'harmonisation des noms de rues, rendue nécessaire par le regroupement municipal du 1er janvier 2002.Louis Stephen St-Laurent (1882-1973), premier ministre du Canada de 1948 à 1957, est né à Compton, dans les Cantons-de-l'Est. Après des études de droit à l'Université Laval, il est reçu au Barreau du Québec en 1905 et ouvre un cabinet d'avocat à Québec. Lorsque Mackenzie King, premier ministre du Canada, le sollicite pour représenter le Parti libéral aux élections partielles de 1942, St-Laurent a déjà une fructueuse carrière derrière lui et se trouve à quelques années de la retraite. Il accepte néanmoins de relever le défi et est élu dans la circonscription de Québec-Est. Nommé ministre de la Justice en 1942, puis secrétaire d'État aux Affaires extérieures en 1946, il devient premier ministre du Canada en 1948. Sous son gouvernement, le Canada accroît son influence sur le plan international tout en s'affirmant comme nation face à la Grande-Bretagne. St-Laurent contribue à la création de l'Organisation des nations unies (ONU) et fait admettre le Canada au sein de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Il donne aussi son accord à la participation des forces canadiennes à la guerre de Corée (1950-1953), dans le cadre de l'ONU. Sur le plan national, notamment, il améliore le programme de réforme sociale et réussit, en dépit d'une vive opposition, à instaurer les paiements de péréquation aux provinces. Québécois d'ascendance irlandaise, il défend avec vigueur l'unité du pays et gagne le respect des francophones comme des anglophones. Son attitude modérée lui vaut aussi l'estime de ses collègues, y compris ceux de l'opposition. En 1958, un an après la défaite des libéraux, St-Laurent démissionne de son poste de chef de parti et quitte la vie politique. Il est décédé à Québec. L'avenue qui porte aujourd'hui son nom donne sur la maison qu'il a habitée au 201, Grande Allée Est, et qui est ouverte aux visiteurs.Ancien toponymeL'avenue Louis-St-Laurent portait auparavant le nom d'avenue de la Tour, adopté le 6 juillet 1923. Cette rue tirait probablement son nom de la tour Martello no 3 démolie en 1904 pour faire place à l'ancien hôpital Jeffery Hale, situé boulevard René-Lévesque, entre l'avenue Turnbull, la rue Lockwell et la rue de Claire-Fontaine. Selon une autre hypothèse, l'avenue de la Tour avait été nommée ainsi en l'honneur de l'abbé Bertrand de Latour (1701-1780). Originaire de Toulouse, ce prêtre sulpicien, cédé en 1729 au Séminaire des Missions étrangères, séjourne en Nouvelle-France entre 1729 et 1731. Il y œuvre notamment comme conseiller clerc au Conseil supérieur de la Nouvelle-France et grand vicaire de Mgr Dosquet. Rentré en France en 1731, l'abbé Latour devient un prédicateur prolifique, ayant un goût prononcé pour la polémique. En quittant la colonie en 1731, il avait emporté une copie manuscrite des « Annales de l'Hôtel-Dieu de Québec » rédigées par Jeanne-Françoise Juchereau de La Ferté, dite mère Saint-Ignace. Il fait paraître ce texte en 1752 sous le titre d'Histoire de l'Hôtel-Dieu de Québec. En 1761, l'abbé Latour devient le premier biographe de Mgr de Laval en publiant les Mémoires sur la vie de M. de Laval, premier évêque de Québec, texte rédigé pendant son court séjour en Nouvelle-France.
Louis-St-Laurent, avenue : Résolution CV-2006-0495 de la Ville de Québec, 19 juin 2006; Bibliothèque nationale du Canada et Bibliothèque et Archives Canada. Le très honorable Louis Stephen St-Laurent, site Internet, 2007; Commission des champs de bataille nationaux. Maison patrimoniale Louis S.-St-Laurent, site Internet, 2007.Tour, avenue de la : Ville de Québec. Guide odonymique de la ville de Québec 1608-1988, 1989; Règlement 33K, 6 juillet 1923; Ville de Québec. Saint-Jean-Baptiste : entre faubourg et centre-ville, Les quartiers de Québec, 1988, p. 29; Dictionnaire biographique du Canada, vol. IV, p. 475-476.